Tableau "Hérons" (vers 1920) (Pièce unique)
Tableau "Hérons" (vers 1920) (Pièce unique)
Brève info
Pièce unique | signée | aquarelle sur papier | encadrée | format 71 x 59 cm
Description détaillée
Tableau "Hérons" (vers 1920) (Pièce unique)
L'œuvre "Herons" de l'expressionniste allemand Emil Nolde captive par ses couleurs puissantes et son univers visuel expressif. Réalisée vers 1920, l'aquarelle montre deux hérons dans une forme réduite, presque silhouettée, sur un fond abstrait d'un bleu intense et d'un sol pâle.
Avec seulement quelques coups de pinceau, Nolde crée une atmosphère saisissante dans laquelle la forme et la couleur se trouvent côte à côte, sur un pied d'égalité. Les deux oiseaux - l'un d'un noir profond, l'autre d'un gris pâle avec une patte rouge - semblent tournés vers l'intérieur, presque contemplatifs. Grâce à une représentation minimaliste et à de forts contrastes, Nolde génère une tension tranquille. Les aquarelles de Nolde se caractérisent par l'absence de contours dessinés au profit d'une composition de couleurs spontanée.
La surface du papier non apprêté sert non seulement de support, mais aussi d'espace de résonance actif pour le jeu fluide des couleurs. Dans "Herons", la réduction formelle rencontre une immobilité presque méditative du sujet - deux créatures, aussi détachées que des figures solitaires méditatives sur un piédestal. Ici, la nature n'est pas décrite mais transformée en un état entre l'observation et l'émotion.
Aquarelle sur papier, vers 1920. Signée en bas à droite. L'œuvre est enregistrée dans les archives de la Fondation Ada et Emil Nolde, Seebüll. Taille du motif/format du papier 46 x 33,9 cm. Format dans le cadre 71 x 59 cm comme représenté.
Producteur : ars mundi Edition Max Büchner GmbH, Bödekerstraße 13, 30161 Hanovre, Allemagne, [email protected]
A propos Emil Nolde
1867-1956 - Expressionniste allemand
Emil Nolde (né Hans Emil Hansen, puis prit le nom de son lieu de naissance en 1902) est l’un des plus grands expressionnistes allemands. Refusé par l’académie de Munich, il alla à Paris pour continuer ses études à l’académie Julian. À partir de 1905, il vécut et travailla sur l’île danoise d’Als, puis à Berlin et fût, pendant une courte durée, membre du mouvement "Die Brücke" et - pendant une courte durée également - de la Sécession berlinoise.
Peu de temps après avoir quitté le collectif d’artistes "Die Brücke" à la fin de l’année 1907, Nolde rencontra l’artiste norvégien Edvard Munch à Berlin, dont le travail l’impressionna particulièrement. Lors de la visite de son ami Hans Fehr en 1908, il commença à apprendre des techniques d’aquarelle et en devint un véritable virtuose.
L’œuvre de Nolde comprend aujourd’hui de nombreuses aquarelles, huiles, et esquisses, ainsi que quelques sculptures. Sa façon très intense de colorer est l’une des caractéristiques centrales de son travail. Ses œuvres, dont les motifs se cantonnaient au figuratif - paysages, fleurs, scènes urbaines, motifs religieux- se démarquaient à travers son travail des couleurs. Lorsque Nolde s’installa en 1927 dans sa maison de brique de "Seebüll" à Neukirchen dans le nord de l’Allemagne, il s’entoura d’un grand jardin, ce qui lui offrait une grande quantité de motifs.
La position de Nolde concernant le nazisme était, comme la recherche l’a depuis longtemps constaté, problématique. Du fait de son exclusion de la chambre des beaux-arts du Reich, il lui était interdit d’exposer, de vendre et de publier. Nolde se démena à plusieurs reprises pour être réhabiliter et être reconnu comme artiste d’Etat, en vain. Sa peinture était tout simplement formellement incompatible avec les idées nationales-socialistes.
À l’ouverture de l’exposition à la malheureuse réputation d’ "Art dégénéré", 48 de ses œuvres sont exposées et plus de 1000 de ses travaux seront par la suite confisqués. Mais grâce à certains de ses contacts, il sera capable de récupérer une grande partie de ses œuvres.
Malgré son active mise à disposition au système, il lui est, à partir de 1941, interdit de travailler, ce qui ne voulait pas dire, comme on a souvent pu l’entendre, qu’il lui était interdit de peindre. Isolé dans sa maison, il produit pendant la guerre plus de milles de ses "Ungemalten Bilder" (Peintures non-peintes). À l’origine, le terme désignait la fonction de ces aquarelles de petit format, qui lui servaient d’études ou d’esquisses et qui n’ont jamais été transposées en grandes peintures. Après 1945, ces pièces - qui sont assurément fascinantes d’un point de vue artistique - et leurs noms contribuèrent à la mystification de Nolde en artiste persécuté.
En dépit de ses positions idéologiques contradictoires, la valeur artistique de l’œuvre de Nolde reste jusqu’à aujourd’hui incontestée. La façon dont il réussissait à faire briller les couleurs dans une huile sur toile ou une aquarelle reste inégalée.
Les œuvres d’Emil Nolde sont exposées dans le monde entier, dans les musées de grande renommée, comme au Art Institute à Chicago, au musée de l’Ermitage à Saint Pétersbourg, au Musée d’Art Moderne à New York, au Musée-Brücke à Berlin, à l’Albertina de Vienne ou encore au Kunstmuseum à Bâle, pour n’en citer que quelques-uns. Des fondations en son honneur ont également été fondées à Seebüll et à Berlin.
Technique picturale utilisant de la peinture translucide à l’eau, qui se caractérise par sa transparence et qui fait ressortir des couches profondes ainsi que la base de la peinture.
Souvent la base n’est pas incluse. Cela contribue de façon significative à l’effet de l’œuvre. La peinture à l’aquarelle exige une connaissance de la couleur, puisque celle-ci sèche rapidement et donne peu de marge de modification.
Il s’agit d’une œuvre d’art créée par l’artiste lui-même et dite unique ou originale, car elle existe en un seul exemplaire à cause de son type de production (peinture à l’huile, aquarelle, dessin, etc.)
Outre les pièces uniques classiques, il existe également ce que l’on nomme des "pièces uniques en série". Elles présentent, en série, le même motif et de la même couleur et à partir de la même technique de la main de l’artiste. Les pièces uniques en série trouvent leur source dans "l’art en série", un genre de l’Art moderne qui cherche à produire un effet esthétique à travers des séries, des répétitions et des variations du même objet ou du même sujet ou bien à travers un système d’éléments ou de principes variables et constants.
Comme point de départ historique, l’œuvre "les Meules" de Claude Monet (1890/1891), dans lesquelles a été créée pour la première fois une série sortant du simple ensemble d’œuvres. Des artistes ayant produit de l’art en série sont entre autres Claude Monet, Piet Mondrian et, en particulier, Gerhard Richter.