Tableau "Nu couché" (1917) (Pièce unique)
Tableau "Nu couché" (1917) (Pièce unique)
Brève info
Pièce unique | monogrammé | daté | mixed media sur papier | encadré | format 51 x 65 cm
Description détaillée
Tableau "Nu couché" (1917) (Pièce unique)
Max Pechstein considérait le nu non seulement comme un sujet classique, mais aussi comme un moyen d'expression central permettant une connexion immédiate entre la nature, le corps et la sensation. Ses dessins de figures transmettent une énergie élémentaire, bien au-delà de l'étude académique. Avec des traits rapides et assurés et des accents souvent colorés, ils donnent au corps humain une présence rythmique, reflétant la perception du moment. Pechstein s'intéresse moins à la précision anatomique qu'à ce qui est physiquement ressenti, à ce qui est primitif et à ce qui est sensuellement immédiat. Ses nus combinent une apparence archaïque avec un désir d'authenticité et d'harmonie naturelle.
L'œuvre "Reclining Nude" en est un exemple caractéristique. La figure allongée se déploie dans une composition puissante, mais modelée avec sensibilité. L'aquarelle apporte légèreté et transparence, tandis que le fusain et le crayon donnent des contours et du volume. Cette œuvre singulière illustre une représentation expressionniste du corps, oscillant entre sensualité, rigueur formelle et mouvement intérieur.
Crayon, fusain et aquarelle sur papier, 1917. Monogrammé et daté. L'authenticité de cette œuvre a été confirmée par Alexander Pechstein. Taille du motif/format du papier 35 x 50 cm. Format dans le cadre 51 x 65 cm comme représenté.
Producteur : ars mundi Edition Max Büchner GmbH, Bödekerstraße 13, 30161 Hanovre, Allemagne, [email protected]
A propos Max Pechstein
1881-1955
Max Pechstein était et est toujours aujourd’hui considéré comme l’un des représentants les plus importants de l’expressionnisme allemand. Au printemps 1906, il rejoint le collectif d’artistes "Die Brücke", fondé plus tôt dans l’année par Kirchner, Heckel, Schmidt-Rottluff et Bleyl. Outre sa peinture, son œuvre compte, dans le domaine graphique, plus de 850 xylographies, gravures à l’eau-forte et de lithographies.
La côte de la mer Baltique était à Max Pechstein ce qu’était Tahiti à Paul Gauguin: un paradis, où il trouvait non seulement la paix, mais surtout une grande source d’aspiration. Il voyagea à partir de 1909 plusieurs fois à Nida, sur l’isthme de Courlande, où plus d’un quart de siècle auparavant travaillait Louis Corinth comme jeune étudiant en art. Le chemin pour s’y rendre fût cependant interdit d’accès lorsque les accords de Versailles déclarèrent en 1920 l’isthme de Courlande sous administration des Alliés. Selon ses dires, Pechstein dût "se mettre à nouveau à la recherche d’un nouveau morceau de terre qui n’était pas surpeuplé de peintres, touristes et de baigneurs." C’est ce qu’il trouva à Leba, qu’il fréquenta désormais régulièrement pendant l’été.
"Pendant plus de 20 ans, Max Pechstein partit chaque été sur la côte de la mer Baltique, d’abord sur l’isthme de Courlande, puis en Poméranie, ce qui le lie bien sûr fortement à notre maison. Lorsqu’il loua pour la première fois en 1921, à l’époque encore avec sa première femme, il était loin de s’imaginer la liaison qu’il ressentira avec la petite ville portuaire de Leba, puisqu’il y tomba amoureux de Marta Möller, la fille de l’aubergiste. La pipe toujours au coin de la bouche et la peau bronzée et tatouée d’une ancre, Pechtsein, le passionné de pêche, fût accompagné jusqu’à la fin de sa vie par la nature immaculée, avec ses lagunes côtières, et d’un bateau de pêche dans le port, même lorsqu’après la Seconde Guerre mondiale, lui et sa femme ne purent plus voyager jusqu’en Poméranie." (Dr. Birte Frensen, Directrice adjointe au musée régional de Poméranie à Greiswald)
Œuvre graphique, dans laquelle l’artiste, en la produisant, combine au moins deux techniques graphiques différentes.
Il s’agit d’une œuvre d’art créée par l’artiste lui-même et dite unique ou originale, car elle existe en un seul exemplaire à cause de son type de production (peinture à l’huile, aquarelle, dessin, etc.)
Outre les pièces uniques classiques, il existe également ce que l’on nomme des "pièces uniques en série". Elles présentent, en série, le même motif et de la même couleur et à partir de la même technique de la main de l’artiste. Les pièces uniques en série trouvent leur source dans "l’art en série", un genre de l’Art moderne qui cherche à produire un effet esthétique à travers des séries, des répétitions et des variations du même objet ou du même sujet ou bien à travers un système d’éléments ou de principes variables et constants.
Comme point de départ historique, l’œuvre "les Meules" de Claude Monet (1890/1891), dans lesquelles a été créée pour la première fois une série sortant du simple ensemble d’œuvres. Des artistes ayant produit de l’art en série sont entre autres Claude Monet, Piet Mondrian et, en particulier, Gerhard Richter.